socialisation du chiot

Cette période est une des phases les plus importantes pour l’avenir de votre chien. La période de socialisation se termine vers l’âge de 4 mois. Une lacune durant cette période est facilement détectable chez un chien adulte.

Lorsqu’on parle de socialisation, on veut dire qu’il faut habituer le chiot à plusieurs situations et surtout à l’environnement extérieur. Il faut faire de manière positive:

  • Des stimulations aux nouveaux animaux et nouvelles personnes
  • Des jeux entre chiots et chiens
  • tours en voiture
  • rencontres d’enfants
  • Désensibilisation aux bruits soudains
  • Désensibilisation aux nouveaux environnements
  • Désensibilisation aux manipulations, au soin et au toilettage

Par contre, il est très important d’y aller au rythme du chiot. Si vous voyez que votre chiot a peur, ne le forcez pas, essayer plutôt de changer son émotion. Allez-y graduellement dans chacune des situations. Par exemple, si votre chien a vu très peu de personnes depuis sa naissance, ne l’amenez pas dans une foule. Invitez quelques amis à la maison et allez-y étape par étape de manière à ne pas créer une situation stressante pour votre chien.

Les influences génétiques et la provenance du chiot ont elles aussi beaucoup d’influence sur le développement.

Pour garantir une meilleure socialisation de votre chiot, n’hésitez pas à vous inscrire à cours d’éducation canine pour chiots. 

Hyper-attachement chez le chien

Mise en situation
«Je ne comprends pas. Parfois mon chien Socrate se comporte très bien pendant mes absences et parfois je retrouve des dégâts un peu partout dans l’appartement. L’autre jour, il avait fait des selles molles dans le salon, ainsi qu’au sous-sol. Sans compter que la voisine l’a entendu japper pendant quelque temps. Je ne comprends pas pourquoi un jour il se comporte comme un grand, et qu’à mon arrivée tout est impeccable, et que l’autre jour c’est tout le contraire ».

Pourquoi?

À première vue, nous pourrions penser que « Socrate » présente des signes reliés à un état d’hyperattachement. « Socrate » a de la difficulté à trouver un équilibre lorsque tout le monde est parti, lorsqu’il se retrouve seul à la maison.
C’est ainsi que certains propriétaires pourront retrouver la mousse des divans un peu partout sur le plancher du salon, des bas, pantoufles déchiquetées à leur retour à la maison.

Dans le cas d’hyperattachement le chien ne fait pas des dégâts chaque fois que les propriétaires s’absentent, comme dans le cas de l’anxiété de séparation. Il peut y avoir des périodes où le chien ne fait aucun dégât. « En dehors de toute circonstance stressante, l’individu peut ne rien exprimer, mais de manière aléatoire pour le propriétaire, des dégâts ou des vocalises peuvent intervenir. »  C. Mège, Pathologie comportementale du chien, page 103.

De plus, les  mictions (pipis) ne sont pas faites contre un mobilier, comme dans les cas d’anxiété de séparation, mais bien un peu partout dans la maison.  Le chien peut japper longtemps lorsque les propriétaires sont absents, seulement pendant une courte période, ou être tout simplement silencieux.

En présence d’hyperattachement, le chien est bien lorsqu’il se retrouve sur les genoux de son maître, ou de toute autre personne réconfortante de son environnement, lorsqu’il est couché sur le lit, lorsqu’il ne se retrouve pas seul… les propriétaires vont le qualifier de « pot de colle ».

Lorsqu’il ne voit personne, il n’a pas faim, les croquettes ne sont pas très bonnes, il ne mange pas. Il cherche, peut détruire, il peut même uriner, japper… dépendant de son état d’âme à ce moment précis. Parfois, il est sage, parfois, c’est le désastre.

Pourquoi moi? Pourquoi mon chien agit de la sorte?

Il peut y avoir plusieurs raisons, la  nature étant ce qu’elle est, certains chiens ont hérité d’un pouvoir d’adaptation déficient causé par la génétique, et sont donc plus vulnérables tout au cours de leur vie, plus anxieux. Tout changement les perturbe. Par contre, il est certain que derrière toutes ces manifestations se cache un petit chien en détresse et nous devons l’aider. Par ces agissements, il appelle à l’aide.

Le quotidien : On sait tous que nos journées de travail sont bien remplies et que rares sont les propriétaires privilégiés qui peuvent aller au travail avec leur animal de compagnie ou encore avoir une nounou à la maison. Quant à notre ami « Socrate »…  il était seul, n’avait aucun réconfort, il a pleuré on ne l’a pas entendu, …. l’inévitable est arrivé…. Il a déféqué au beau milieu du salon, a jappé pendant une heure et lorsque ses propriétaires arriveront il est certain que la voisine téléphonera… encore une fois!

Que faire? Que ce soit un problème relié à une anxiété de séparation ou à de l’ hyperattachement, car il y a beaucoup de similitudes, il est évident que les punitions ne feront qu’augmenter l’anxiété de notre compagnon.

Pourquoi? Parce que votre chien « Socrate » vit le moment présent. Il ne se rappelle plus les dégâts qu’il a faits ce matin, cet après-midi ou ce soir. D’ailleurs, à votre arrivée, il est tout excité, il saute, il aboie, halète, vous avez de la difficulté à le contrôler.

Afin d’éviter que la situation empire, que votre relation se détériore avec votre animal de compagnie, il est important de consulter, et ce, dès que vous reconnaissez ces symptômes chez votre chien.

Habituer le chat et le chien à vivre ensemble

Un chien et un chat peuvent très bien cohabiter, quel que soit leur âge. Il faut simplement de la patience, et ne pas ressentir d’inquiétude excessive, les animaux ressentent nos émotions et peuvent en être perturbés.

1. Faites en sorte que les animaux soient séparés et ne se rencontrent pas. 

Laissez le le chaton ou le chat inspecter la maison et ses odeurs, (y compris et surtout le panier du chien), pendant que le chien va flairer et inspecter la pièce ou le chat est installé. Cela devrait normalement l’énerver un peu, aussi attendez qu’il se calme et passez à l’étape suivante: la rencontre.

2. Frottez chacun des animaux avec l’un de vos vêtement.
Avant leur première rencontre, frottez chacun de vos animaux avec un chandail ou un autre vêtement que vous aurez porté. Ainsi ils associerai l’autre animal à l’odeur de quelque chose qu’ils reconnaissent comme positif (vous).

3. Ne faites pas de rencontres trop longues au début.
Faites plutôt plusieurs rencontres courtes par jour, répétées. Petit à petit le chien et le chat vont s’habituer l’un à l’autre et cohabiter sans problème. Ne les forcez pas. Laissez les gérer les gérer les rencontres sans vous inquiétez des réactions d’un ou l’autre des animaux.

4. Prévoyez un repli possible pour le chat, surtout ne fermez pas les portes
Votre chat doit pouvoir changer de pièce librement ou se mettre en hauteur s’il se sent en danger; intervenez le moins possible. Votre chat à les ressources nécessaires pour se défendre: il va certainement se cacher, griffer si le chien l’approche trop. Ils doivent pouvoir évaluer la situation chacun à leur façon.

5. Patientez quelques semaines.
Augmenter graduellement la durée du temps qui passe ensemble. Le temps fera les choses et au bout de quelques semaines soit ils vont s’ignorer royalement, soit ils vont devenir compagnons de jeux. Vous pouvez même approcher leurs gamelles afin qu’éventuellement ils mangent dans la même.

Pourquoi ne pas punir l’agressivité ?

  • La punition enseigne seulement l’évitement elle n’enseigne pas au chien quoi faire.
  • Les chiens ne comprennent pas pourquoi nous punissons, ce que nous voulons, ils comprennent seulement que nous sommes imprévisibles et que nous leur faisons peur.
  • 90% des cas d’agressivité sont causés par la peur.
  • La punition endommage le lien de confiance animal/humain
  • Il est démontré que la punition inhibe la capacité de penser clairement, d’apprendre, de se souvenir, de résoudre des problèmes, de choisir.
  • Elle augmente le stress, l’anxiété, la frustration, la peur, la colère; qui est la cause des comportements agressifs.
  • Si le chien est déjà craintif il y aura escalade.
  • Si le chien est confiant il va se défendre.

La punition augmente l’agression!

Comportement exploratoire chez le chiot

Le comportement exploratoire est le tout premier comportement mis en évidence dès la naissance.  Une fois la première bouffée d’air aspirée, le chiot part à la découverte de son monde extérieur, à cette âge son univers consiste principalement au ventre de sa mère et sa seule motivation est la recherche des mamelles. On peut facilement comprendre qu’à ce stade, le chiot présentant une inhibition du comportement exploratoire est rapidement voué à la mort.

Outre l’alimentation du nouveau-né, le comportement exploratoire à un rôle primordial dans le développement et la capacité d’apprentissage du chien.  Il permet au chien de se familiariser avec son milieu environnant, de recevoir de ce milieu des informations sensorielles et de mieux s’adapter aux modifications de celui-ci.

Le processus exploratoire est généralement composé de trois étapes :

  1. repérage d’un élément nouveau
  2. approche (généralement prudente faite des mouvements hésitants)
  3. prise de contact par flairage, mordillement, grattage, ….

Le meilleur moyen de développer ces capacités est d’offrir au chiot un milieu riche et diversifié cela dès son plus jeune âge (à partir de 5 à 8 semaines).  On voit ici l’importance du rôle de l’éleveur et du propriétaire dans un développement correct et une évolution équilibrée.  Bien sur le comportement exploratoire évolue avec le développement des capacités motrices et neurologiques et il faudra veiller à ce que tous les organes des sens soient activés.  On a pu mettre en évidence que des chiens parfaitement stimulés dès leur jeune âge avaient un comportement exploratoire aussi intense que celui des primates et une capacité d’apprentissage plus élevée que la moyenne.

Certains troubles du comportement (tels les stéréotypies-mouvements répétitifs) diminuent le comportement exploratoire du chien et permettre au chien d’accéder à un environnement plus riche en stimulations (nouveau jouet, nouveau parcours de promenade, …) permet souvent une nette amélioration de ces troubles.

Comment faire cesser le mordillage chez les chiots

Répondre au besoins du chiot

  • Besoin de mordiller :
    – lui laisser toujours des jouets à mâchouiller
    – Faire un roulement dans les jouets afin qu’il garde toujours un intérêt pour ceux ci.
  • Besoin de stimulation mentale:
    – L’épuiser mentalement chaque jour avec des jeux et de la nourriture.
    – Lancer de la nourriture un peu partout dans la court,
    – Cacher sa ration de nourriture et/ou gâteries dans des objets comme des kongs, etc.
    – Faire au moins 5-10 minutes d’entraînement par jour.

Anticiper le comportement et le prévenir

  • Anticiper ses besoins en lui donnant un jouet adapté à mâchouiller AVANT qu’il puisse prendre les pantalons ou les doigts.
  • Avoir toujours des jouets sur soi prêt à lui lancer pour détourner son attention.
  • Lorsqu’il a envie de venir vers toi, tourne toi vers lui, penche toi, et appelle le. Récompense le d’être venu. De cette manière tu lui apprends à rester sagement à tes côtés.

S’il est trop tard, et qu’il a commencer à mâchouiller

  • Ça signifie que vous avez mal anticiper le comportement, ce n’est pas sa faute.
  • Arrête le jeu immédiatement, retirer ses mains ou les pantalons de sa gueule et quitter la pièce. Il faut vraiment qu’il associe ce comportement avec la fin du jeu.
  • Ne pas lui donner de jouet ou jouer avec lui s’il a commencé a mâchouiller car il va considérer ça comme une récompense.

Apprendre au chien à ne pas tirer en laisse

Les règles

  • Choisir un environnement avec peu ou pas de distractions au début.
  • Apportez avec vous de petites bouchées de nourriture, comme des croquettes ou des morceaux de biscuits pour chien. (doivent s’avaler en une seule bouchée)
  • Mettez-vous dans une position immobile, après avoir mis votre chien en laisse.
  • Détendez votre laisse au maximum ! Ce n’est pas parce que vous le retenez très
  • court que votre chien saura marcher tranquillement à côté de vous ! (au contraire, si la laisse est tendu, le chien peut chercher à fuir donc à tirer)
  • Ne pas tirer sur la laisse d’aucune manière. Il est inutile de tirer sauvagement car votre animal en fera autant (Si cela est difficile pour vous, vous pouvez attacher la laisse à votre ceinture!)
  • Le chien apprendra que quand il tire, la laisse est tendu et que c’est désagréable mais que lorsqu’il cesse de tirer la laisse reviens lousse….
  • Pensez à l’appeler de temps en temps en disant son nom suivi de «viens». Ex «Peggy, viens».
  • Récompenser le chaque fois qu’il cesse de tirer, vous regarde ou reviens vers vous.
  • Continuez l’exercice en avançant d’un pas et vous immobilisant à nouveau.
  • Augmenter graduellement les distractions.
  • Vous pouvez utiliser une balle ou tout autre jouet pour attirer son attention pendant les distractions.
  • Récompenser-le dès qu’il viens vers vous en lui donnant le jouet.
  • Si vous apercevez un autre chien ou quelqu’un, ne tirez pas sur la laisse, cela risquerait d’alerter le chien et de l’exciter. Attirer plutôt son attention dès que vous sentez que votre chien sera bientôt distrait (avant qu’il le soit) ou que vous voyez venir la distraction. Surcharger le de récompense avec des jouets et/ou des gâteries (selon ce qui intéresse le plus votre chiot ou votre chien)
  • Lorsque votre chien marche correctement en marche, récompenser le régulièrement (au début tous les 2-3 pas); on ne veut pas qu’il croit qu’il faut tirer sur la laisse pour revenir vers vous et avoir la récompense…
  • Si votre chien tire lorsque vous avancez, immobilisez vous. Dès qu’il cesse de tirer, vous pouvez avancer. Le chien comprendra qu’il peut avancer que lorsque la laisse est lousse (donc qu’il ne tire pas) Le chien apprendra «Je tire, mon maître s’arrête; je suis au pied, la on avance)
  • S’il continue à tirer appelez-le; s’il reviens à vous, récompenser le et continuez votre chemin. Dans le cas contraire, changez de direction (revenir sur vos pas), dès qu’il vous suis, récompensez-le et reprenez votre chemin.
  • Progressivement, vous demanderez au chien de faire 1, 5, 10 pas au pied sans tirer avant d’avoir la récompense. Ensuite, la récompense qui au départ était systématique, va devenir progressivement aléatoire et sera remplacée par une récompense verbale une fois le bon comportement acquis.
  • Si vous avez un chien ou un chiot très petit, Vous pouvez essayer d’utiliser une longue cuillère trempé dans du pâté, du fromage ou du beurre d’arachide, Vous la tiendrez vers le haut et à l’écart en marchant, et l’abaisserez juste au moment où vous souhaitez récompenser le chien qui va lécher brièvement la cuillère et vous la tiendrez vers le haut pour continuer à marcher.
  • Votre chien reste bien à côté de vous mais n’arrête pas de sauter ? Est-ce que votre main est bien au niveau de sa truffe ? En effet si votre main est trop haute, il sautera pour attraper la friandise. Ignorez cette attitude dans un premier temps – considérez cette marche « bondissante » comme satisfaisante pour le moment. Lorsque vous améliorerez votre coordination vous pourrez commencer à marcher à un rythme plus aléatoire (plus rapidement puis plus lentement) ce qui élimine habituellement le fait de sauter.
  • Si ce n’est cependant pas le cas, une fois que le chien marche correctement à côté de vous (mais toujours en sautant), ne donnez plus de friandise tant qu’il saute. Pour obtenir une friandise, il devra faire au moins deux pas sans sauter.
  • N’oubliez pas de faire une pause régulièrement pour féliciter et récompenser le chien. A la fin de la période d’exercice amusez-vous, faites-le courir, détendez-le, lancez-lui des jouets, et… DE L’EAU! (surtout si les gâteries ou les croquettes sont sèches.
  • Les distractions doivent être très graduelles pour garder votre chien à 80% de chances de réussite.

Comment faire arrêter un chien de creuser

Il n’a pas à être puni pour creuser dans le jardin, ce comportement est naturel. Nous n’avons pas non plus à l’en empêcher, ce comportement est un besoin. A nous de trouver la méthode qui convient le mieux :

  • Rendre la surface en question moins agréable en y mettant par exemple du grillage, des grosses pierres, de la tôle ondulée, des branchages ou, s’il n’est pas coprophage, des excréments.
  • S’il s’attaque aux plantes, penser à mettre autour d’elles de quoi l’en dissuader.
  • Ne pas le laisser seul trop longtemps dans le jardin.
  • Lui offrir des distractions. Présentons-lui quelque chose de mieux (jeux, jouets à mâcher, os de buffle, friandises…).
  • Ne pas prêter attention à lui lorsqu’il se met à retourner la terre de notre jardin.
  • Faire des promenades avec lui. Il aura ainsi l’occasion de flairer des odeurs intéressantes.
  • Le rentrer au préalable quand il nous prend l’envie de jardiner afin qu’il ne nous voit pas.
  • Lui trouver un exutoire en l’encourageant à ne creuser qu’à un seul endroit. On pourra lui offrir un enclos rien qu’à lui où il pourra s’adonner à son passe temps favori, ou encore rendre une partie du jardin plus intéressante en y enterrant des objets odorants ou de grande valeur pour lui (jouet, os de bœuf, balle) afin qu’il ne creuse plus qu’à un endroit.
  • Le stimuler physiquement et mentalement. Un chien qui creuse peut être synonyme de chien qui s’ennuie.

Comment donner un commandement à son chien ?

Si nous voulons que notre chien exécute les ordres que nous lui donnons, nous devons apprendre à les lui donner d’une manière qui peut comprendre et d’une manière qui favorisera l’apprentissage.

Lors de l’apprentissage des ordres, vous devez en premier lieu apprendre à votre chien à comprendre le rapport qui existe entre le signe de la main, son comportement et la récompense qu’il reçoit. A partir du moment où il aura compris cela, vous pourrez utiliser les ordres parlés.

1. Récompenser les comportements qu’il fait par lui même.
Dite le commandement choisi, chaque fois que vous voyez qu’il exécutera le comportement par lui même. Par exemple, si vous voyez que votre chien se prépare à s’asseoir, dites «assis» et lorsqu’il l’a fait, donner lui une récompense. Ainsi il associera le mot «assis» avec l’action de s’asseoir et de recevoir une récompense.

2. Utilisez les signaux visuels.
Accompagnez vos ordres d’un signe de la main qui se penche vers le sol, par exemple, lorsque vous prononcez l’ordre «couché » ou qui monte lorsque vous dites «assis».

3. Donner les ordres en un seul mot
Évitez les longues phrases ou les questions du genre « Je ne t’ai pas dit de rester debout ? ». Si vous voulez donner à votre chien toutes les chances de comprendre vos ordres, utilisez de préférence un seul mot pour exprimer un seul et même commandement.

4. Prononcez les mots une seule fois
Prenez dès le début l’habitude de ne prononcer les «mots-clés» qu’une seule fois. Si le chien n’en tient pas compte, c’est sans doute qui ne l’a pas compris. Répéter les exercices précédents jusqu’à ce qu’il connaisse le commandement.

5. Ne pas crier, utiliser un ton modéré et aimable
Si vous souhaitez donner à votre ordre une insistance particulière, il ne sert à rien de crier. Les chiens entendent très bien et ressentent les cris comme désagréables ou les interprètent comme des punitions. Cela risque de créer de l’anxiété chez votre chien et il n’y aura plus d’apprentissage. Nous avons intérêt à prononcer sur un ton modéré et aimable mais déterminé.

L’anxiété de séparation chez le chien de compagnie

L’un des problèmes les plus communs affectant le chien familier est l’anxiété de séparation. Cette condition explique presque tout le comportement destructeur du chien et demeure la raison première des animaux de compagnie qui se retrouvent dans des refuges, qui passent de maison en maison et même, souvent, qui sont euthanasiés. Toute personne ayant vécu ce problème avec son chien de compagnie sait combien il est difficile de le surmonter.

L’anxiété de séparation est un ensemble de comportements qui se développent en raison d’un entraînement non approprié, parce que le propriétaire s’attend à ce que le chien pense et réagisse comme les êtres humains. L’anxiété de séparation peut se développer chez un chien adulte tout aussi facilement que chez un chiot et commence habituellement quand le chien arrive dans sa nouvelle maison.

Très tôt, durant les premiers jours et les premières semaines, quelqu’un est toujours avec le nouvel animal de compagnie: vous pensez qu’il ne doit jamais être seul… vous répondez à tous ses désirs. Une formule est alors établie.

La plupart des propriétaires voient ceci comme la façon la plus « aimable » de traiter leur nouvel animal de compagnie – la théorie du « nous resterons avec lui jusqu’à ce qu’il s’ajuste », répondant à chacun de ses besoins. S’il pleure, on le prend; s’il cri dans sa cage ou son enclos, on le sort; s’il hurle la nuit, on lui permet de dormir dans notre lit. Tous les comportements du chien sont récompensés mais… « seulement jusqu’à ce qu’il s’ajuste ». Il est, après tout, seulement un bébé!

Vient alors le jour magique où le propriétaire décide que la « période d’ajustement » est terminée, qu’il est temps que sa finisse. Qui changera de comportement vis à vis le chien et comment celui-ci est-il supposé le comprendre? Il est un chien.. il ne raisonne pas comme nous! Soudainement il est laissé seul – peut-être dans une cage, peut-être dans un enclos ou peut-être même libre dans toute la maison.

Son maître est parti. Que fait alors le chien? Regarde-t-il sa montre en se disant qu’il sera de retour dans deux heures? Non! Il est un chien… pas un humain. Il ne connaît pas le temps. Il fait simplement et exactement ce qu’il ferait si le maître était à la maison et temporairement hors de sa vue. Il fait exactement les mêmes choses qu’il avait faites pendant que son maître était là: il pleure, il hurle. Cette fois-ci cependant, personne ne vient le prendre. Personne n’est là pour lui donner un biscuit ou l’amener dans un lit confortable et chaud. Alors il pleure et hurle de plus en plus fort, mais personne ne vient.

Où sont ses propriétaires? Il a été abandonné! Il panique! Il tente de trouver une façon magique de s’en sortir, grugeant la porte de sa cage, déchirant le tapis ou grattant frénétiquement la porte de la maison. Puis il entend un bruit familier. Tous ses hurlements et ses comportements destructifs sont enfin récompensés. Son maître lui est revenu! Il est débordant de joie et de soulagement. Il court le saluer. Le propriétaire constate alors tout le désordre: « Mais qu’est-ce que tout ceci? » et se met à crier de colère: « Mauvais chien ! » Il peut même aller jusqu’à frapper le chien. Celui-ci aura été puni seulement parce qu’il a été sincèrement heureux de voir son maître. Maintenant il est vraiment confus et toute la confiance qu’il avait placée dans son propriétaire s’est envolée par la fenêtre.

Le chien répète le scénario la fois suivante. Il a déjà été conditionné à réagir. Il deviendra paniqué et destructif. Le propriétaire revient mais cette fois-ci cependant le chien est très peu disposé à courir vers lui. Il veut désespérément être pris et consolé mais il se rappelle s’être fait grondé. Puisqu’il ne fait plus confiance en son maître, il rampe vers lui, la queue et la tête basse: il a peur de se faire frapper. Le propriétaire est alors convaincu que le chien sait exactement qu’il a mal agit, juste à regarder son attitude coupable.

Ce comportement s’aggrave chaque fois que le chien est laissé seul. Toutes les punitions, les cris et les médicaments du monde ne changeront pas la façon dont le chien a été conditionné. Éventuellement, d’autres problèmes s’ajoutent et ils sont tous reliés entre eux. Le chien peut mordre quand il est mis dans sa cage et sent qu’il sera laissé seul; il peut aussi uriner et déféquer dans la maison. Peu importe ce que le propriétaire essaie, le chien devient de plus en plus « mauvais ». La solution? Se débarrasser du chien ! Mais non ! La solution est de prévenir tout ceci. C’est ce que nous allons voir.

Premièrement, en tant que nouveau propriétaire d’animal de compagnie, vous devez être sûr que l’éleveur possède assez de connaissances pour avoir éduqué et dirigé les chiots sur la bonne voie. Les chiots doivent avoir été socialisé, avoir confiance et faire confiance aux humains.

Ensuite, pas même pendant un seul instant vous ne devez traiter ce chien comme un petit être humain dans un manteau de fourrure. C’est un chien ! Ceci ne veut pas dire que vous ne pouvez pas l’aimer de tout votre cœur. Ça signifie que vous devez comprendre et respecter le fait qu’il ne pense pas ou ne réagit pas comme vous!

Mon conseil aux nouveaux propriétaires est de commencer immédiatement avec la routine et les règles qui seront exigées du chien toute sa vie durant. Oui, il y aura une période d’ajustement jusqu’à ce que le chien ou le chiot connaisse sa nouvelle famille et son environnement. Avoir une routine et des règles bien établies fournira au chien la sécurité et la stabilité dont il a besoin pour s’ajuster. A moins que vous ne soyez certain qu’il ne sera jamais seul, et ceci n’importe quand durant sa vie (ce qui est vraisemblablement impossible), vous faites mieux de commencer immédiatement à le conditionner à rester seul pendant certaines périodes. Si il doit passer du temps dans sa cage, commencer graduellement à utiliser la cage dès maintenant. Le chien a besoin de faire confiance en son maître et son autorité. Il a besoin de connaître les limites et de savoir que les règles ne changeront pas à mi-chemin. Cette connaissance lui donnera confiance. Elle lui permettra de vivre une vie exempte d’anxiété, de stress et de peur. Il développera un respect profond et durable envers ses propriétaires, ce qui amènera une relation basée sur la confiance mutuelle.