Langage du chat

Les chats communiquent entre eux grâce à un langage subtil qui repose sur les signaux utilisant l’odorat, le toucher, la vue et l’ouïe. Domestiqués plus tard que les chiens, les chats ont gardé certaines habitudes de la vie sauvage et communiquent grâce à des signaux qui vont du plus brutal au plus subtil. Le respect du territoire et de l’intimité est le principe de base qui leur permet de coexister pacifiquement. Leurs sens sont beaucoup plus fins que ceux des humains. Outre le miaulement et le ronronnement, le chat s’exprime avant tout avec son corps, à travers ses nombreuses postures. L’observer attentivement peut nous en dire long sur son bien-être général, physique et mental. Apprendre le langage du chat nous permet à mieux communiquer avec notre animal. Voici comment reconnaître et interpréter certains signes du corps :

L’odorat et le toucher

L’odorat du chaton : À la naissance, les chatons sont aveugles et ne peuvent identifier leur mère et se diriger vers elle que grâce à son odeur caractéristique. Le chaton sait, aux vibrations des ronronnements produits par sa mère, qu’elle est toute proche. S’il s’est éloigné, la mère répond à ses gémissements en le guidant par ses appels.

Le chat adulte : Le toucher et l’odorat jouent un rôle essentiel dans les relations entre chats adultes. Deux chats qui s’entendent bien passent des heures à dormir l’un contre l’autre à se lécher et à se saluer en se frottant mutuellement le museau. Comme votre chat ne peut atteindre votre visage, il vous salue en se frottant contre vos jambes, vous marquant de son odeur et prenant la vôtre. Puis il s’éloigne et commence à lécher son pelage pour l’enlever et retrouver la sienne. Les chats marquent sans cesse leur territoire avec leur propre odeur qu’ils déposent par l’intermédiaire des glandes de leurs pattes, de leur queue et de leur museau, en griffant ou se frottant.

La vue et le langage du corps

Seuls ou combinés avec d’autres formes de communication, les signaux visuels sont également importants. L’expression d’un chat est instantanément compréhensible pour les autres félins. 

Les yeux : Les pupilles dilatées indiquent la peur ou l’excitation. Un regard fixe annonce l’affrontement. Ces expressions sont amplifiées par le langage du corps, en particulier la position des oreilles.

  • Grands ouverts et pupilles dilatées (en pleine lumière du jour) : Est en état de peur, de stress.
  • Pupilles contractées, réduites à un trait : Est en colère, en mode attaque.
  • Un clignement des yeux en vous regardant : Il envoi un  » baiser « .

Les oreilles :

  • Rabattues vers l’arrière: Est inquiet, a peur, elles indiquent une attitude défensive
  • Aplaties: une peur intense
  • Dressées ou en avant: la confiance.
  • En mouvement (avec la queue qui remue vite) : Est mécontent
  • Dressées vers l’avant : Est calme, confiant
  • Légèrement tournées vers l’avant : Est perplexe, curieux, en mode d’analyse

Les postures : Un chat essaie d’avoir l’air menaçant en gonflant son pelage sur l’ensemble de son corps et en arquant le dos. La queue plaquée le long du corps signale qu’il est sur la défensive. Tapi et le dos arqué, il est sur le point d’attaquer. Un dos plat signifie la soumission et l’appréhension. Un chat qui se roule sur le dos et expose son ventre donne une preuve ultime de confiance.

  • Se laisse tomber sur le côté et se met à rouler en vous regardant : Invitation à jouer et à s’occuper de lui / Se recroqueville sur lui-même,
  • la queue contre lui et les oreilles en arrière : Est effrayé, a peur
  • Dos arqué, poil hérissé : En mode attaque

L’ouïe et le signal vocal: Le signal vocal va du feulement au grognement et au ronronnement, avec différentes sortes de miaulements. On croit souvent que le ronronnement indique le plaisir. En effet, un chat qui ronronne sur vos genoux exprime son contentement. Mais les chats ronronnent aussi en d’autres circonstances : pour se calmer lorsqu’ils sont effrayés, ont mal ou cherchent à éviter l’affrontement. Pour faire ronronner un chat, il faut l’approcher et le caresser doucement et non se baisser brusquement pour le prendre dans nos bras.

Les moustaches: Chez le chat, le sens du toucher est concentré dans le museau, les pattes aux coussinets très sensibles et les poils tactiles, plus épais et plus durs. Les plus apparents sont les moustaches, très importantes elles transmettent des informations sur l’environnement.

Hyper-attachement chez le chien

Mise en situation
«Je ne comprends pas. Parfois mon chien Socrate se comporte très bien pendant mes absences et parfois je retrouve des dégâts un peu partout dans l’appartement. L’autre jour, il avait fait des selles molles dans le salon, ainsi qu’au sous-sol. Sans compter que la voisine l’a entendu japper pendant quelque temps. Je ne comprends pas pourquoi un jour il se comporte comme un grand, et qu’à mon arrivée tout est impeccable, et que l’autre jour c’est tout le contraire ».

Pourquoi?

À première vue, nous pourrions penser que « Socrate » présente des signes reliés à un état d’hyperattachement. « Socrate » a de la difficulté à trouver un équilibre lorsque tout le monde est parti, lorsqu’il se retrouve seul à la maison.
C’est ainsi que certains propriétaires pourront retrouver la mousse des divans un peu partout sur le plancher du salon, des bas, pantoufles déchiquetées à leur retour à la maison.

Dans le cas d’hyperattachement le chien ne fait pas des dégâts chaque fois que les propriétaires s’absentent, comme dans le cas de l’anxiété de séparation. Il peut y avoir des périodes où le chien ne fait aucun dégât. « En dehors de toute circonstance stressante, l’individu peut ne rien exprimer, mais de manière aléatoire pour le propriétaire, des dégâts ou des vocalises peuvent intervenir. »  C. Mège, Pathologie comportementale du chien, page 103.

De plus, les  mictions (pipis) ne sont pas faites contre un mobilier, comme dans les cas d’anxiété de séparation, mais bien un peu partout dans la maison.  Le chien peut japper longtemps lorsque les propriétaires sont absents, seulement pendant une courte période, ou être tout simplement silencieux.

En présence d’hyperattachement, le chien est bien lorsqu’il se retrouve sur les genoux de son maître, ou de toute autre personne réconfortante de son environnement, lorsqu’il est couché sur le lit, lorsqu’il ne se retrouve pas seul… les propriétaires vont le qualifier de « pot de colle ».

Lorsqu’il ne voit personne, il n’a pas faim, les croquettes ne sont pas très bonnes, il ne mange pas. Il cherche, peut détruire, il peut même uriner, japper… dépendant de son état d’âme à ce moment précis. Parfois, il est sage, parfois, c’est le désastre.

Pourquoi moi? Pourquoi mon chien agit de la sorte?

Il peut y avoir plusieurs raisons, la  nature étant ce qu’elle est, certains chiens ont hérité d’un pouvoir d’adaptation déficient causé par la génétique, et sont donc plus vulnérables tout au cours de leur vie, plus anxieux. Tout changement les perturbe. Par contre, il est certain que derrière toutes ces manifestations se cache un petit chien en détresse et nous devons l’aider. Par ces agissements, il appelle à l’aide.

Le quotidien : On sait tous que nos journées de travail sont bien remplies et que rares sont les propriétaires privilégiés qui peuvent aller au travail avec leur animal de compagnie ou encore avoir une nounou à la maison. Quant à notre ami « Socrate »…  il était seul, n’avait aucun réconfort, il a pleuré on ne l’a pas entendu, …. l’inévitable est arrivé…. Il a déféqué au beau milieu du salon, a jappé pendant une heure et lorsque ses propriétaires arriveront il est certain que la voisine téléphonera… encore une fois!

Que faire? Que ce soit un problème relié à une anxiété de séparation ou à de l’ hyperattachement, car il y a beaucoup de similitudes, il est évident que les punitions ne feront qu’augmenter l’anxiété de notre compagnon.

Pourquoi? Parce que votre chien « Socrate » vit le moment présent. Il ne se rappelle plus les dégâts qu’il a faits ce matin, cet après-midi ou ce soir. D’ailleurs, à votre arrivée, il est tout excité, il saute, il aboie, halète, vous avez de la difficulté à le contrôler.

Afin d’éviter que la situation empire, que votre relation se détériore avec votre animal de compagnie, il est important de consulter, et ce, dès que vous reconnaissez ces symptômes chez votre chien.

Pourquoi ne pas punir l’agressivité ?

  • La punition enseigne seulement l’évitement elle n’enseigne pas au chien quoi faire.
  • Les chiens ne comprennent pas pourquoi nous punissons, ce que nous voulons, ils comprennent seulement que nous sommes imprévisibles et que nous leur faisons peur.
  • 90% des cas d’agressivité sont causés par la peur.
  • La punition endommage le lien de confiance animal/humain
  • Il est démontré que la punition inhibe la capacité de penser clairement, d’apprendre, de se souvenir, de résoudre des problèmes, de choisir.
  • Elle augmente le stress, l’anxiété, la frustration, la peur, la colère; qui est la cause des comportements agressifs.
  • Si le chien est déjà craintif il y aura escalade.
  • Si le chien est confiant il va se défendre.

La punition augmente l’agression!

Comportement exploratoire chez le chiot

Le comportement exploratoire est le tout premier comportement mis en évidence dès la naissance.  Une fois la première bouffée d’air aspirée, le chiot part à la découverte de son monde extérieur, à cette âge son univers consiste principalement au ventre de sa mère et sa seule motivation est la recherche des mamelles. On peut facilement comprendre qu’à ce stade, le chiot présentant une inhibition du comportement exploratoire est rapidement voué à la mort.

Outre l’alimentation du nouveau-né, le comportement exploratoire à un rôle primordial dans le développement et la capacité d’apprentissage du chien.  Il permet au chien de se familiariser avec son milieu environnant, de recevoir de ce milieu des informations sensorielles et de mieux s’adapter aux modifications de celui-ci.

Le processus exploratoire est généralement composé de trois étapes :

  1. repérage d’un élément nouveau
  2. approche (généralement prudente faite des mouvements hésitants)
  3. prise de contact par flairage, mordillement, grattage, ….

Le meilleur moyen de développer ces capacités est d’offrir au chiot un milieu riche et diversifié cela dès son plus jeune âge (à partir de 5 à 8 semaines).  On voit ici l’importance du rôle de l’éleveur et du propriétaire dans un développement correct et une évolution équilibrée.  Bien sur le comportement exploratoire évolue avec le développement des capacités motrices et neurologiques et il faudra veiller à ce que tous les organes des sens soient activés.  On a pu mettre en évidence que des chiens parfaitement stimulés dès leur jeune âge avaient un comportement exploratoire aussi intense que celui des primates et une capacité d’apprentissage plus élevée que la moyenne.

Certains troubles du comportement (tels les stéréotypies-mouvements répétitifs) diminuent le comportement exploratoire du chien et permettre au chien d’accéder à un environnement plus riche en stimulations (nouveau jouet, nouveau parcours de promenade, …) permet souvent une nette amélioration de ces troubles.

Comment faire arrêter un chien de creuser

Il n’a pas à être puni pour creuser dans le jardin, ce comportement est naturel. Nous n’avons pas non plus à l’en empêcher, ce comportement est un besoin. A nous de trouver la méthode qui convient le mieux :

  • Rendre la surface en question moins agréable en y mettant par exemple du grillage, des grosses pierres, de la tôle ondulée, des branchages ou, s’il n’est pas coprophage, des excréments.
  • S’il s’attaque aux plantes, penser à mettre autour d’elles de quoi l’en dissuader.
  • Ne pas le laisser seul trop longtemps dans le jardin.
  • Lui offrir des distractions. Présentons-lui quelque chose de mieux (jeux, jouets à mâcher, os de buffle, friandises…).
  • Ne pas prêter attention à lui lorsqu’il se met à retourner la terre de notre jardin.
  • Faire des promenades avec lui. Il aura ainsi l’occasion de flairer des odeurs intéressantes.
  • Le rentrer au préalable quand il nous prend l’envie de jardiner afin qu’il ne nous voit pas.
  • Lui trouver un exutoire en l’encourageant à ne creuser qu’à un seul endroit. On pourra lui offrir un enclos rien qu’à lui où il pourra s’adonner à son passe temps favori, ou encore rendre une partie du jardin plus intéressante en y enterrant des objets odorants ou de grande valeur pour lui (jouet, os de bœuf, balle) afin qu’il ne creuse plus qu’à un endroit.
  • Le stimuler physiquement et mentalement. Un chien qui creuse peut être synonyme de chien qui s’ennuie.

Socialisation du Chaton

La socialisation du chaton à l’homme et aux autres animaux, doit s’effectuer entre la deuxième et la neuvième semaine. Au cours de cette période, si un chaton naît dans un milieu où vivent déjà (ou sont introduits) des humains, des chiens, des hamsters, des oiseaux, des poissons etc.: il y sera habitué et socialisé.

Au cours de cette période, si un chaton naît dans un milieu où vivent déjà (ou sont introduits) des humains, des chiens, des hamsters, des oiseaux, des poissons etc.: il y sera habitué et socialisé. Cela signifie entre autre qu’il n’identifiera pas ces animaux comme des espèces ennemies ou des proies potentielles, mais bel et bien comme des espèces amies. S’il venait à faire une trop mauvaise expérience avec un être vivant d’une de ces espèces pendant ces quelques semaines, il en gardera un souvenir gravé qu’il sera bien difficile d’effacer. Réconcilier le chat avec cette espèce ne pourra se faire par la suite, qu’avec un long travail de patience, sans vraiment l’assurance d’y parvenir.

TOUTES les expériences rencontrées par le petit chat auront des effets positifs ou négatifs majeurs sur son comportement pour le restant de ses jours. Tous les comportements qu’il exprime pendant cette période sont les comportements qui adoptera toute sa vie.

Plus le chat a vécu d’expériences positives durant sa période de socialisation, mieux il réagira devant une situation nouvelle ou inconnue à l’âge adulte. Plus l’animal aura été confronté à des individus et espèces différentes, plus il lui sera facile étant adulte de se familiariser à d’autres individus qu’il rencontrera par la suite. Lorsque le chaton s’attache à divers animaux, il s’attache d’abord à l’espèce la plus ressemblante à la sienne : il préférera les chats aux chiens, les chiens aux humains, les humains aux oiseaux ou aux lapins.

C’est la période la plus importante dans la construction du comportement du chat adulte.

La mère joue un rôle essentiel dans l’éducation du chat, tant au niveau de son hygiène que celui de son attitude en société. Elle va, entre autre, leur enseigner la chasse et la propreté, leur apprendre à quoi faire confiance et de quoi se méfier. Aussi pour habituer tôt le chaton au contact humain, il est conseillé de le tenir quelques minutes chaque jour dans ses mains, de lui parler doucement et de le caresser; évidemment plus la mère est sociable, plus cet apprentissage sera aisé.

Les réflexes de défense

Les réflexes de défense sont des comportements exprimés devant une situation subite et dangereuse. Ces comportements réflexes sont gérés par le cortex primitif et sont stimulés par la production rapide d’hormones, principalement de l’adrénaline. Devant une situation de danger, l’animal ou l’homme, réagira de la même manière. Les réflexes sont une réponse, inconsciente, involontaire et automatique.

FIGER : Le corps fige, l’immobilité est complète. Certaines espèces sont passés maître dans l’immobilité et utilisent ce réflexe de défense à chaque fois qu’elles sentent leur vie menacée. Le tatou, le porc-épic et la tortue sont de bons exemples. En situation de stress, tous les animaux figent pour une période plus ou moins longue, avant d’opter pour le réflexe de la fuite.

FUIR : Le corps se crispe, les jambes se bandent et en un éclair, il disparaît. La fuite est un réflexe de survie qui a fait ses preuves. Mais il faut fuir rapidement et fuir longtemps. Les prédateurs sont stimulés par le mouvement, il faut donc être jeune et en santé pour vaincre le prédateur. Les jeunse et les vieillards n’ont pas cette chance. Ils ont le réflexe de fuir mais le font pas assez rapidement, au grand plaisir des prédateurs affamés. Pour sa part, le chien est trop souvent attaché et peut difficilement exprimer ce réflexe; c’est alors qu’il opte pour la défense.

SE DÉFENDRE : Le corps est prêt. Dents, griffes, cris, regard… tout est mis en branle pour se montrer plus gros, plus fort… Prêt à se défendre, prêt à se battre. Lorsque la fuite n’est n’est plus possible,il faut se défendre, il faut attaquer. Tous les coups sont permis. Le plus gros l’emporte. Les animaux énormes et pourvus de défenses ne dépensent pas trop d’énergie à la fuite, ils se défendent tout de suite car ils en ont la force.

FAIRE SEMBLANT : Certaines espèces excellent dans l’art du faire semblant : simulation de blessure, de mort subite… afin que l’ennemi les laisse tranquille.